Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré

J’ai pris du temps pour vous parler du dernier livre que j’ai reçu de chez Terre Vivante : le petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré.

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Comme d’habitude, le livre est très bien expliqué et accessible à tous.

Seulement, pour une fois, je n’avais pas envie de me lancer dans l’aventure et il m’a fallu comprendre ce que je ressentais.

En fait, comme à chaque fois que cela concerne les animaux, je ne peux pas m’empêcher de me dire « mais qui sommes nous pour interférer dans leur fonctionnement ? »

D’ailleurs, l’auteur en parle très bien. Il précise bien que les interventions sur les ruches doivent être faites avec parcimonie, que nous restons un prédateur pour l’abeille, que nous ne devons collecter le miel que s’il est en surplus pour ne pas priver la ruche de nourriture…

Alors, si vous êtes vraiment passionné, que vous savez que vous agirez dans le respect de l’animal, que vous serez impliqué à 1000%, que vous ne souhaitez pas exploiter les abeilles pour leur miel… ce livre est fait pour vous parce qu’il est bien détaillé.

Pour les autres, ce livre peut vous faire comprendre la fragilité de la situation. Même en élevant des abeilles dans des ruches, la partie n’est pas gagnée.

Ce livre pourra aussi vous faire ouvrir les yeux sur la nécessité de certains végétaux. Je pense tout particulièrement au pissenlit qui nous fait tant râler. Sauf que ce fameux pissenlit est très nutritif pour les abeilles et suscite un fort développement de la ponte de la reine.

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Pour conclure, j’ai trouvé ce livre passionnant. Si je sais que je ne me lancerai pas dans un élevage d’abeilles, je sais que je peux agir à ma façon pour les protéger : laisser les végétaux qui leurs sont essentiels, laisser les vieux arbres où elles peuvent s’installer…

Et puis chaque année, j’ajoute quelques abris pour les abeilles solitaires dans le jardin parce qu’ils ont leur succès 🙂

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Et comme j’ai envie d’en savoir plus… j’ai commandé un autre livre…

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Je vous en reparlerai sûrement 😉

Bon week-end à toutes et à tous 🙂

18 commentaires sur “Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré

  1. Je préfère aussi avoir des abeilles sauvages au jardin, c’est un plaisir de les voir butiner les fleurs sauvages mais aussi celles que l’on plante pour elles et les papillons. Les roses à fleurs simples ont beaucoup d’attraits pour elles, bien plus que les doubles, c’est Elise qui m’a appris ça! Je ne mettrai pas de ruches au jardin, je ne serais pas très tranquille d’avoir autant d’abeilles, elles ont été longtemps une phobie, moins maintenant depuis que je les observe dans mon propre jardin.
    Sans elles, pas de pollinisation, la terre serait bien aride! Je ne traite plus, ni bouillie bordelaise, ni anti-pucerons. Je vais enlever le pêcher de vigne, il est encore malade de la cloque! L’autre jour, j’ai vu une coccinelle sur les rosiers infestés par les pucerons, ça m’a vraiment fait plaisir, je les croyais en voie de disparition par ici… J’espère qu’elle aura des bébés, ils sont les bienvenus 🙂
    Bon dimanche Estelle… avec tes invités, chouette, il fait beau! Bisous

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    1. Pour ton pêcher, tu as essayé de planter de l’ail autour du pied ? Il parait que ça empêche la cloque. Le mien en est plein aussi cette année. C’est certainement dû à quelque chose de particulier dans le climat parce que je n’ai jamais rien fait sur cet arbre… Je vais essayer d’y installer quelques ails d’ornement ou de la ciboulette à l’automne.
      Les pucerons ont investi les lieux chez moi aussi mais quelques coccinelles sont apparues quelques jours après, il va y avoir de la rumba dans l’air 😛
      Bisous Nath

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      1. Quelle chance d’avoir plein de coccinelles! moi, je n’en ai vu qu’une seule! Tu vois, tu habites dans la région Parisienne et tu en as et moi, j’habite en Bretagne à la campagne et j’en vois si peu! Qu’est-ce qui se passe…
        Je suis à faire des recherches sur la cloque, les limaces ( elles le passionnent 😉 ), etc et je suis tombée sur un blog, très intéressant, peut-être que tu connais : https://spotjardinmonsite.com/2019/01/29/la-cloque-du-pecher/#more-37611, permaculture et culture naturelle.
        Jusqu’à présent, je mettais des bouts de zinc dans la terre en automne autour du pêcher mais je m’interroge sur le bien-fondé de cette méthode. La 1ère année, c’est vrai, il n’y avait pas eu la maladie mais après les autres années, elle est revenue!

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    2. Je pense qu’elles sont là les coccinelles Nath. Tu ne les vois pas, mais elles vont se multiplier et les larves vont faire leur boulot.
      Je ne connais pas ce blog, je vais aller voir.
      Bisous Nath

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  2. J’ai des pissenlits partout, je les laisse tranquille.
    J’ai mis beaucoup d’abris pour les insectes, mais je bataille toujours à faire ma prairie fleurie!
    Cet après midi j’ai semé du mélange terrain sec vers mon garage, j’espère que ça va pousse!
    Le livre sur les abeilles sauvages à l’air sympa.
    Bonne soirée

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    1. Moi la prairie fleurie j’ai renoncé. Cela n’a pas fonctionné à chaque fois que je l’ai fait. Le sol est trop sec chez moi. Je pense qu’il faut vraiment travailler la terre avant. Tu nous raconteras, ça m’intéresse !
      Bises Cindy

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    1. Il faut faire en sorte que ces petites bêtes trouvent refuge et nourriture. Si nous ne pouvons nous empêcher de nettoyer nos jardin, il faut savoir lâcher du lest parce que ces plantes sauvages et ces bois morts ont tout de même leur utilité.

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  3. Bonsoir Estelle
    Livre qui doit être passionnant! Je pense que nous avons encore beaucoup à apprendre pour ne pas faire de tort à ces travailleuses!
    Les abeilles aiment nos pissenlits…et nos pissenlits les aiment en retour! Le coin « prairie » ( petite prairie!) en est plein et dans la pelouse, ils font leur retour aussi rapidement que les pâquerettes après la tonte! Les moineaux aiment aussi les pissenlits, apprentissage aux plus jeunes en ce moment pour trouver son « repas » au sol; courber la tige avec ses deux pattes…se glisser délicatement vers la fleur devenue volatile et se restaurer!!!Je reste fascinée par la nature et tout ce petit monde sous nos yeux!
    Tu te souviens de tes graines? un semis en godet de réussi pour ta belle scabieuse, je vais le repiquer au jardin, Gillenia…raté en godet, pourtant bien plaçé au froid, je guette les semis sauvages, j’ ai du mal à voir qui est qui! Et ton avoine, en sauvage aussi, je crois la distinguer, mais j’ ai un doute.
    Encore merci et des bises!
    Carole.

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  4. Pareil que toi je préfère les abeilles sauvages dans mon jardin. Je n’ai pas construit d’abris mais j’ai un mur en pizay qui constitue un bon logement pour elles je crois. En tout cas j’en vois tout le temps sortir des petits trous 🙂

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  5. Il y a tellement de pissenlits chez moi qu’on dirait un champ de colza. Les fleurs sont rusées: leurs tiges souples se plient pour échapper à la lame de la tondeuse et derrière mon passage elles redressent déjà la tête! Je ne connaissais pas leur importance pour les abeilles, merci de cette information. Est-ce que ce livre explique comment installer une ruche sans avoir à intervenir ensuite? Ca m’intéresse! Je voulais le faire mais l’apiculteur bio à qui j’achète mon miel m’a dit que ce n’était pas vraiment possible. La ruche finirait par dépérir. Mais bon, comme j’ai plein d’abeilles sauvages et de bourdons j’ai abandonné le projet… pour l’instant.

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    1. Ta question est très intéressante. J’ai feuilleté à nouveau le livre pour pouvoir te répondre et je n’ai pas trouvé la réponse. Dans le livre ils donnent l’exemple d’une ruche qui persiste en autonomie dans un tonneau depuis plus de 10 ans. Mais c’est elles qui ont choisi ce lieu. A l’état sauvage, elles aiment les troncs d’arbres creux aussi. Dans une ruche, tu leurs imposes un cadre qui n’est pas naturel, alors je ne sais pas trop… Si l’auteur dit qu’il faut intervenir le moins possible, il indique tout de même quelques contrôles et interventions pour aider les abeilles en cas de maladie ou de nourrissage supplémentaire.

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  6. En effet c’est tout un monde l’apiculture. le livre sur les abeilles sauvages est sympa à lire. Une mine d’informations. Bon week-end

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  7. tu as raison, les pissenlits et aussi les fleurs du lierre sont une nourriture extra pour les insectes au début du printemps..
    mon beau-père avait des ruches, et là je me suis rendue compte que c’était beaucoup de travail, surtout pour un non-pro..
    je préfère, comme toi, attirer les abeilles au jardin mais sans rien en attendre sinon la pollinisation des fleurs de tomates ou de courges..
    bon WE Estelle, bises

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    1. Oui j’ai été frappée par la liste des végétaux les plus importants pour le abeilles. Chacun a un rôle à jouer à chaque saison et si nous nous évertuons à les supprimer, pas étonnant que nous mettions en danger la faune. Je gardais les fleurs du lierre à l’automne parce que j’adore ça, donc pas de soucis de ce côté là mais j’ai décidément un autre regard sur le pissenlit au printemps. Après mon atelier plantes sauvages, je voulais le consommer, maintenant je vais le partager avec les abeilles 😉
      Bon we Cath, bises

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